vendredi 25 septembre 2015

Les cheveux tournent au vinaigre !


Si je vous dis qu'aujourd'hui, on va causer d'un truc à la fois aigre, âpre et acide, vous pensez sûrement que je vais consacrer un billet à Rachida Dati que vous reconnaissez probablement toutes et tous dans ce portrait si fidèle ! Mais non, pas du tout, c'est de vinaigre dont il va être question. A votre décharge, j'avoue qu'on pouvait facilement se tromper. Alors attention, rassurez-vous, je ne m'apprête pas à transformer cette Planète Beauté en Planète Cuisine car c'est évidemment de vinaigres de brillance pour vos cheveux dont il va s'agir. Une catégorie de produits dont on a je crois jamais parlé par ici et qu'il me semblait pourtant intéressant d'aborder car vous n'avez pas pu passer à côté du boom des vinaigres de brillance qu'on voit de plus en plus. Je ne sais pas vous mais personnellement, je connais évidemment de nom les vinaigres de brillance mais je ne savais pas forcément ce qu'ils étaient. Alors je me suis renseigné !

Premier enseignement, un vinaigre de brillance est un produit à base de vinaigre. Ah, ça vous en bouche un coin n'est-ce-pas ! Vous ne l'aviez pas vue venir celle là ! Plus sérieusement, il n'existe pas vraiment de législation sur ce produit, ce qui fait qu'on trouve un peu tout et n'importe quoi en la matière. Concrètement, dès lors qu'un produit non rinçable (c'est à dire ni shampooing, ni conditionner, ni masque...) contient du vinaigre dans sa formule, il peut plus ou moins se prévaloir d'être un vinaigre de brillance. Sauf que certains vont comporter 2% de vinaigre et d'autres 10 fois plus, ce qui vous vous en doutez ne vas pas donner la même chose en terme de résultats sur votre crinière.  

Comment faire pour vous y retrouver ? Comme d'habitude, il va falloir chausser vos meilleures lunettes pour décrypter la formule INCI écrite en caractères 4,5 en bas de l'étiquette ! On prend un exemple concret ? Chez Klorane qui propose un vinaigre de brillance à la camomille (et plutôt donc destiné aux cheveux blonds à châtains clairs), c'est plutôt pas mal du tout car le vinaigre est le second actif juste après l'eau (ah oui, j'ai oublié de vous dire qu'on ne trouvait évidemment jamais de vinaigres purs puisqu'il s'agit de cosmétiques et non d'alimentation, et que c'était du coup à chaque fois "coupé" avec de l'eau). Chez Mulato à l'inverse, le vinaigre (qu'on trouve normalement sous l'appellation "Acetum" dans l'INCI) ne pointe qu'en septième position après une série Aqua, Alcohol Dénaturé, Glycérine, Coco Glucoside, Benzyl Alcohol et Sodium Benzoate. En clair, je ne pense pas qu'il y ai masse de vinaigre dans ce vinaigre (note pour moi-même : ajouter "Mulato" à la longue liste des marques qui détestent ce blog !).

Maintenant que vous savez ça, passons à la suite et à nous demander de quel vinaigre il s'agit ?! Car c'est un peu comme en cuisine, vous pouvez aussi bien faire votre vinaigrette avec un vinaigre premier prix acheté chez Leclerc qu'avec un grand vinaigre balsamique acheté dans une épicerie fine. Là, c'est assez simple pour s'y retrouver : ceux qui s'appuient sur un vinaigre on ne peut plus traditionnel (cidre, framboise...) restent dans l'ensemble assez évasif en disant par exemple vinaigre de fruits, ou même vinaigre tout court.

 

Lorsqu'il y a des choses plus originales, les marques le mettent évidemment en avant pour se différencier et le valoriser, comme par exemple chez Christophe Robin qui a ressorti il y a quelques semaines une collection de 3 lotions de finitions absolument magnifiques et s'appuyant tantôt sur du vinaigre de sauge ou bien encore sur du vinaigre d'hibiscus. Même situation chez René Furterer, chez qui le Vinaigre de Brillance - un produit iconique qui célèbre cette année son trentième anniversaire - s'appuie sur un vinaigre d'acérola, cette fameuse baie antioxydante qu'on croise souvent dans des crèmes cosmétiques. Est-ce que le produit sera plus efficace avec un vinaigre d'hibiscus qu'avec un vinaigre de framboise ? Franchement, non. Pas forcément en tout cas, c'est surtout du marketing. La pomme de terre a sûrement plein de vertus en beauté (l'amidon, tout ça tout ça) mais le caviar nous fera toujours plus rêver. Et bien là c'est pareil...


En somme, plus que la variété du vinaigre, c'est avant tout sa haute concentration dans la formule qu'il faut rechercher. Ensuite, au moment de faire votre choix, sniffez obligatoirement le produit car je ne vous apprendrai rien en vous disant que l'odeur du vinaigre n'est pas la plus agréable qu'il soit. Alors rassurez-vous, ça ne sent évidemment pas le vinaigre pur pur mais néanmoins, il faut quand même faire attention. J'ai pu m'entretenir avec une très sympathique chef de gamme de chez René Furterer qui m'expliquait que le travail sur le parfum d'un vinaigre de brillance était le résultat d'un équilibre très subtil car les consommateurs (j'accorde au singulier car c'est un produit mixte qu'hommes et femmes peuvent utiliser pour se faire des cheveux brillants) ne veulent pas que ça sente trop le vinaigre mais ont quand même besoin de retrouver une odeur qui leur fait comprendre que oui, il y a bien du vinaigre dans le produit. Vous avez dit paradoxal ?! Et en plus, l'odeur du vinaigre est de base très difficile à masquer, les chercheurs s'arrachent les cheveux sur ce genre de projet (et n'ont du coup plus besoin du vinaigre de brillance qu'ils sont en train de formuler, le comble quand même !). Celui de l'ami René sent d'ailleurs divinement bon, c'est une vraie réussite sur ce point.J'avais aussi beaucoup aimé l'odeur du vinaigre à la framboise de chez Yves Rocher.


Maintenant que vous avez à peu près toutes les clés pour acheter efficacement un vinaigre de brillance, reste encore savoir ce que vous allez en faire ! Bah oui quoi, ça sert à quoi le vinaigre de brillance ? Comme le Port-Salut, c'est écrit dessus : à faire briller ! Seconde grosse révélation de ce billet où l'on aura donc appris que le vinaigre de brillance est un produit à base de vinaigre pour faire briller les cheveux ! Ce qui est intéressant, c'est de comprendre comment agit le vinaigre pour apporter une belle brillance à nos cheveux car c'est une action qui s'explique très facilement. Pour notre visage ou notre corps, on procède à un gommage qui, en éliminant les cellules mortes et les petites rugosités, va lisser la peau qui du coup va mieux capter et refléter la lumière. Et paraître ainsi plus éclatante de beauté que jamais. Et bien l'enjeu est un peu le même pour le vinaigre qui grâce à son pH acide va sceller les écailles du cheveu qui va alors de la même manière mieux refléter la lumière. Elle est pas belle la vie !


Surtout, ce qu'il faut garder en tête, c'est que le vinaigre de brillance ne fait pas que faire briller puisqu'on lui prête un milliard d'autres bénéfices. Je vous le fais façon melting-pot car il y en a un sacré paquet : démêle, adoucit, élimine les résidus de calcaire, protège la couleur, prévient l'électricité statique... Et certains vont même jusqu'à dire qu'il limite les démangeaisons et les pellicules mais là, je suis plus perplexe quand même. Alors bien sûr, tout cela n'est pas qu'à créditer au vinaigre seul mais aussi à tous les actifs qu'on trouve généralement à ses côtés au sein d'un vinaigre de brillance mais n'empêche que ça en fait une alternative intéressante à un après-shampooing, par exemple pour les cheveux fins qui peuvent se retrouver alourdis par un conditionner en crème et apprécieraient peut-être davantage la texture liquide d'un vinaigre. Petite astuce au passage, on le conseille aussi souvent en post-coloration pour bien fixer les pigments au cœur du cheveu.


Tiens d'ailleurs, tant que nous en sommes à l'application du produit, sachez que deux solutions s'offrent à vous : soit vous utilisez le vinaigre de brillance pur (on en verse un peu sur toute la longueur avant un dernier et bref rinçage à l'eau claire et froide) ou bien alors vous avez une bouteille vide dans votre douche que vous utilisez pour faire une dernière eau de rinçage où vous diluez 1 volume de vinaigre dans 10 volumes d'eau. Évidemment, c'est quelque chose aussi que vous pouvez faire à l'aide d'un vinaigre alimentaire (et dans ce cas, privilégiez le vinaigre blanc qui semble le plus adapté) même si là pour le coup, l'odeur sera forcément un peu plus roots. Côté prix, c'est comme tout, vous en avez de 7€ chez Franck Provost à 36€ chez Christophe Robin, en passant par une dizaine d'euros chez Klorane ou René Furterer.


Moi en tout cas, le fait de me renseigner sur ce produit m'a donné envie d'en essayer de nouveaux, même si c'est forcément un produit qui sera un peu plus intéressant sur une longueur de femmes que sur la mienne. Vous en utilisez d'ailleurs vous du vinaigre pour lustrer votre chevelure ou bien est-ce quelque chose que vous n'avez encore jamais essayé car vous trouvez cette gestuelle superflue ? Est-ce qu'il y a des aventurières par ici qui se sont déjà risquées à l'application de vinaigre pur en dernière eau de rinçage ? Il parait que la brillance est la deuxième exigence des femmes pour leurs cheveux, vous confirmez que c'est quelque chose d'important pour vous ? Et si oui, et toutes catégories confondues (shampooing, masque, coiffants...), quels sont vos produits les plus efficaces pour vous faire une chevelure rutilante ! Dîtes moi tout, et la bise à Rachida !

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dimanche 18 août 2013

Robin des tifs


Non, ne partez pas tout de suite car promis, ce billet ne parlera ni de Kevin Costner, ni de M Pokora. Même que je vous épargnerai aussi la chanson de Bryan Adams (à chaque fois que je tombe sur Chérie FM, c'est toujours cette chanson, ça doit être leur hymne je pense), c’est dire s’il ne sera vraiment pas question aujourd’hui de celui des Bois mais d’un tout autre Robin ayant lui bien davantage sa place sur cette Planète-Beauté. Si je vous dis « le coloriste des stars », vous me dites ? Christophe Robin of course ! Kate Morse, Claudia Chiffon, Catherine Detouteneuve, Vanessa Pardi, Kylie Minouche, la liste des célèbres clientes du coiffeur envoie du lourd (non, puisque je vous répète que je ne dis pas ça pour Catherine Deneuve, c'est fou comme vous avez l'esprit mal placé quand même), c'est le moins qu'on puisse dire. Personnellement, je respecte beaucoup le parcours de Mister Robin car pour le coup, c'est une incroyable success story pour celui qui a commencé comme apprenti coiffeur dans un tout petit salon de la Champagne et qui maintenant fait montre de tout son talent dans une des suites du Meurice où il officie auprès de clientes RMIstes (ha, ha, ha). Un rêve éveillé en somme, atteint à coups de ciseaux et de colorations aussi naturelles que chatoyantes.


Et si en plus de son activité principale de coiffeur, le Monsieur collabore également comme conseiller expert auprès de L'Oréal, cela ne l'empêche d'avoir aussi sa propre gamme de soins. Une ligne forcément premium (comptez 30 euros pour un shampooing et 50 pour un masque) mais qui a réussi l'exploit de faire émerger un produit déjà devenu culte en quelques années seulement, à savoir la Crème Lavante au Citron, présentée comme "la “rolls” des shampooings pour cheveux colorés" (pour vous aider à vous repérer, sachez que les shampooings de Kérastase correspondent à une Mercedes et ceux de Fructis à la Twingo!). J'ai eu la chance de recevoir il y a quelques mois plusieurs produits de cette gamme Christophe Robin dont le Shampooing Clarifiant à la Camomille et au Bleuet qui m'intéressait pour une raison simple, à savoir qu'il promet un léger éclaircissement des cheveux. Je ne vais pas vous faire tout le laïus car je vous en ai déjà parlé mais je ne suis pas spécialement over fan de ma couleur de cheveux qui pour moi n'en n'est d'ailleurs pas une. Brun jusqu'au noir ébène, c'est une couleur. Blond Ikéa (suédois quoi), c'est aussi une couleur. Mais châtain, c'est un compromis. Et je n'aime pas trop les compromis !


L'été, lorsque j'ai la chance de partir en vacances, le soleil me file un petit coup de main en éclaircissant un peu tout ça le plus naturellement du monde. Mais comme je ne veux pas non plus porter tous mes espoirs sur son seul pouvoir, je me suis dit que l'aide de ce shampooing serait la bienvenue pour venir lui prêter main forte. Ni une, ni deux, voici donc comment ce flacon on ne peut plus épuré (et au demeurant très élégant) a rejoint le si débordant rebord de ma baignoire. Tiens d'ailleurs, tant qu'on en est à parler du flacon, c'est le moment où je vais être un peu désagréable avec ce produit mais bon, il faut que ça sorte. Non mais sérieux, c'est quoi cette bouteille de lait ? Enfin, de shampoo quoi ! Sont sérieux les mecs qui ont fait les packagings des produits Christophe Robin ?


Moi perso, cela ne me choque pas de vendre un shampooing 30 euros, je trouve qu'il en faut pour tout le monde. En revanche, pour ce prix là, t'es gentil, tu me colles un flacon avec un embout permettant un dosage précis parce qu'on n'a pas forcément envie que la moitié du flacon se déverse dans la main lorsqu'on veut simplement en prélever une noisette. Et là pour le coup, c'est exactement ce qui se passe d'autant que la formule de ce shampooing étant très légère, c'est ce qui m'est arrivé à plusieurs reprises. Et puis tant qu'on y est, ce serait bien d'avoir un bouchon clapet et non pas un qu'on doit dévisser et désolidariser du flacon car vous imaginez la galère que c'est (donc, j'ai le flacon dans une main, le produit versé dans la paume de l'autre, je referme le truc avec mon cul ou bien ?). A 30 balles le shampoo, je pense que la marge est assez confortable pour mettre 50 centimes de plus dans un flacon digne de ce nom et du standing de Monsieur Robin.


Bref, passé ce petit moment d'énervement, concentrons nous donc sur l'essentiel, les résultats obtenus avec ce shampooing. Déjà, disons le sans plus attendre : il lave bien. Très bien même ! Là, et même par écrans interposés, je vous entends vous marrer intérieurement, en vous disant "Whaouhhhhh, un shampooing qui lave, Teddy a trouvé un truc de fou, il devrait jouer au Keno ce mec car il a trop de la chance dans la life" ! Et bien rigolez si vous voulez mais je maintiens ces propos, ce shampooing lave très bien (et de toute façon, je préfère le Loto au Kéno!). En fait, je distingue les shampoos en 3 familles : 1) ceux que tu peux utiliser 10 fois, cela restera insuffisant pour virer la cire que t'as dans les tifs, 2) ceux qui vont certes t'enlever ton gel, mais au bout de deux fois quand même et 3) ceux qui n'ont besoin que d'un passage sur scène (ou en tout cas sur tête) pour te débarrasser de ton coiffant. Celui de Robin des tifs appartient à cette troisième catégorie, et le fait en plus avec une quantité infime de produit. En tout,  cela doit bien faire près de 6 mois que j'ai ce flacon, ce qui relativise quand même pas mal l'investissement. Mieux encore, je dirais même qu'il laisse les cheveux assez légers et leur procure même une légère brillance. 


C'est déjà ça de pris car en revanche, du côté de la promesse éclaircissante, c'est une autre paire de manches (lol, je me rends compte en écrivant cela que je ne connaissais pas la raison d'être de cette expression "une autre paire de manches", du coup je suis allé faire un tour sur Google et si vous vous voulez vous couchez moins bête ce soir, c'est ICI)...  N'y allons pas par quatre chemins, je n'ai constaté aucun bénéfice à ce niveau là. Bon, je ne m'attendais pas à non plus finir blond platine mais là, rien de rien (le premier qui pense "non, je ne regrette rien" file retrouver Edith sur le champ!). Sur le flacon, il est écrit "soin éclaircissant progressif" mais là, je suis à la fin du flacon et la progression n'est pas encore commencée alors je commence quand même à m'inquiéter un peu ! Et pourtant, j'ai même tenté la variante la plus efficace à savoir utiliser ce shampooing... en masque ! Non, ce n'est pas une lubie de ma part mais un conseil d'application de Christophe Robin qui nous dit "pour un résultat optimal, laissez le poser quelques minutes localement sur les zones les plus sombres et sur cheveux secs". Du coup, le matin, il m'arrivait de me lever, de me mettre le shampoo sur cheveux secs, de prendre mon petit dej puis filer enfin à la douche. Bon, bah ça n'a pas été plus efficace pour autant... Grrrrrrr.


Nous voilà donc au final face à un shampooing réalisant à merveille sa mission première (avec en prime un parfum plutôt agréable même si, ne connaissant vraiment ni le parfum de la camomille ni du bleuet, ne peux vous dire s'il est celui de ces fleurs) mais qui échoue vraiment sur son action complémentaire. Il devient dès lors très difficile de justufuer ses 30 euros d'autant que sa formule n'est pas non plus un modèle pour celles et ceux qui parmi vous rechignent à poser sur leur crâne certains tensio-actifs. Pour moi, ce sera donc non. De toute façon, ce n'est pas vraiment une surprise ; je n'aime pas trop les Roll's Royce et roule en Renault Scénic ! Allez, je m'en vais faire mon Kéno et vous laisse me dire pendant ce temps là quel a été le shampooing le plus cher que vous n'ayez jamais testé et surtout... si l'investissement en avait valu la peine ?!

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