vendredi 28 août 2015

Peut-on se créer une peau parfaite ? #concours



Avant toute chose, un grand merci pour vos nombreuses réactions sur le billet de mardi où je vous proposais de nous interroger sur le degré de confiance que l'on pouvait accorder aux vendeuses beauté ! Vos commentaires (il en reste d'ailleurs encore quelques uns auxquels je vais répondre dans la journée) étaient passionnants et j'ai plein de réactions de gens autour de moi qui m'en parlent et se réjouissent que le sujet ait été abordé. Cette parenthèse étant refermée, je vous propose un nouvel épisode d'une rubrique que vous le savez j'aime beaucoup et qui met à l'honneur les produits cultes de la planète beauté, ceux qui décennie après décennie continuent de surfer sur le succès. Un peu comme Sylvie Vartan en somme (enfin, peut-être pas tout à fait mais vous voyez l'idée quoi !). On a déjà eu l'occasion de se pencher ensemble sur plus d'une vingtaine de produits iconiques (ils sont tout là si ça vous branche de vous faire l'intégrale) et je me demande comment j'ai pu ne pas encore faire celui-ci : le Basic 3 Temps Clinique ! Qui vous allez voir à une histoire assez étonnante...

Allez, venez avec moi dans ma machine à remonter dans le temps. Attendez, serrez-vous un peu au fond svp pour qu'on puisse tous monter, vous vous êtes cru dans le métro parisien ma parole. C'est bon, tout le monde est à bord ? Alors hop, propulsion en 1967, il y a donc presque... 50 ans ! Ah bah je vous avais dit que c'était un produit culte ! A cette époque, Carol Phillips était la rédactrice en chef du Vogue américain (si c'est pas la classe à Dallas comme poste...) et au menu de sa journée, une interview de Norman Orentreich. Non, il ne s'agissait pas d'un ethnologue ayant étudié la transmission d'une langue ancestrale en Afrique australe (c'est le Vogue hein, pas le National Geographic) mais d'un dermatologue alors réputé et prisé pas mal de célébrités de l'époque (Sylvie Vartan en était sans doute déjà cliente je pense...). Le thème de leur sujet : « Can great skin be created ?". Ou "peut-on créer une peau parfaite" dans la langue de Jean-Pierre Pernault (jamais trop kiffé l'ami Poquelin moi). 

Question très intéressante s'il en est et à laquelle je pense qu'on répondrait toutes et tous par l'affirmative aujourd'hui, non ? Mais à l'époque, cette interview fleuve (amusante d'ailleurs cette maquette très basique, on ne verrait plus jamais ça dans un magazine aujourd'hui...) fait sensation car on considérait alors souvent qu'une belle peau était presque un don de la nature, un cadeau du ciel, et qu'il était très difficile d'en améliorer la qualité lorsque cette dernière se montrait de base plus capricieuse encore que Mariah Carey (ils ne connaissaient pas encore les filtres Instagram à l'époque, soyez un peu indulgents). Mieux encore, il affirmait dans son interview que pour y parvenir, quelques bons réflexes élémentaires pouvaient faire toute la différence. En l'occurrence, un méticuleux nettoyage au savon, puis une légère exfoliation à base d'acide salicylique pour éliminer toute trace de gras, suivie enfin d'une bonne hydratation. Rien que de très banal aujourd'hui mais là encore, replaçons quand même dans le contexte de l'époque où l'on avait d'ailleurs plus tendance à camoufler qu'à traiter... 

Parmi les fidèles lectrices de Vogue à l'époque, une certaine... Evelyn Lauder (belle-fille de vous savez qui !). Amie de Carol Philips, elle demande à cette dernière de réfléchir avec l'aide du dermatologue Oreintreich à une sorte de "retranscription cosmétique" de ses bons conseils prodigués dans l'interview. C'est ainsi qu'ils imagineront ensemble un savon nettoyant mais doux, une lotion exfoliante et une crème restaurant l'équilibre hydrolipidique, ceux-là même qui constituent aujourd'hui encore le fameux Basic 3 Temps. L'aventure était déjà amusante en tant que telle mais elle révolutionnera la cosmétique grâce à l'approche très novatrice du dermatologue grâce à qui seront imaginées des formules extrêmement neutres, sans parfums et soumises à des tests d'allergies très poussés.  

En somme, c'était la naissance de la toute première marque dermatologique. Un parti-pris plus audacieux encore que les choix de carrière de Benjamin Castaldi (surtout en parfumeries où la sensorialité tient quand même une place très importante) mais à qui la marque sera toujours restée fidèle. Tiens d'ailleurs, cette marque, il fallait quand même lui trouver un petit nom ! Justement, la légende dit y que s'appellerio Quezac que que c'est alors qu'elle était en voiture dans Paris bloquée par une grève des taxis contre Uber qu'Estée Lauder remarque la devanture d'une "clinique esthétique". Un an plus tard, en 1968, Clinique naquit..

Et ce fût le succès immédiat ! Cette petite routine beauté en 3 étapes trouva rapidement place sur le rebord de lavabo de milliers de femmes, et aussi de mecs d'ailleurs. Numéro 1 aux USA, puis en Angleterre, en France... Année après année, la gamme s'élargit pour se montrer toujours plus en affinité avec les besoins de chaque type de peau. Il faut garder en mémoire que Clinique a été l'une des premières à segmenter ses produits en fonction des différents types de peau (et aussi la première marque à reconnaître en 1976 que la peau des hommes avait encore d'autres besoins spécifiques).


Le savon initialement uniquement présenté sous forme solide a été décliné en version liquide pour celles et ceux qui trouvent cela plus pratique (moi le premier !). La Lotion Clarifiante a été déclinée dans pas moins de 7 versions (très sèche à sèche, sèche à mixte, mixte à grasse, grasse, à imperfections + 2 pour les hommes). Et enfin a fameuse Émulsion Hydratante Tellement Différente dont j'adore définitivement le nom - ses aficionados la surnomment DDML de l'abréviation Dramatically Different Moisturizing Lotion dans la langue de  Robbie Williams (j'aime pas non plus Shakespeare !) - en 3 versions dont une crème plus riche vient juste de sortir il y a quelques mois à peine. 48 ans après la sortie du produit originel, c'est dire si Clinique s'attache à toujours perfectionner son produit emblématique (enfin, l'un de ces deux car ils ont aussi le parfum Aromatic Elixir qui mériterait aussi totalement de rentrer dans cette rubrique "culte").

Clinique, résolument décidée à ce que son produit s'inscrive dans une certaine modernité, a même sorti il y a quelques temps un nouveau savon spécialement formulé pour être utilisé avec leur nouvelle brosse nettoyante (enfin, ça marche aussi si vous voulez faire le Basic 3 Temps mais avez une Clarisonic que vous ne voulez pas lâcher, c'est pour toutes les brosses électriques évidemment). D'un côté, je trouve ça évidemment un peu marketing car j'imagine que le savon liquide habituel pouvait certainement très bien faire l'affaire mais en même je trouve assez fort cette volonté de toujours moderniser son produit culte pour l'aider à traverser les décennies. Souvent, les marques ne touchent pas trop à leurs références iconiques mais à l'inverse, Clinique a quand même reformulé à plusieurs reprises ses 3 produits pour leur faire profiter des nouvelles découvertes scientifiques, c'est assez rare pour être souligné.


Alors bien sût, c'est une routine qui n'est pas donnée, enfin ni plus ni moins que si vous achetez déjà vos produits de soin en parfumerie (et d'autant plus que Clinique est avec Biotherm et Clarins une des marques les plus accessibles du sélectif). Il existe de mémoire un petit coffret découverte qui permet de le tester pendant 2 semaines environ, je trouve toujours que c'est bon signe lorsque les marques font ça car je me dis que c'est qu'elle sont visiblement sûres de l'efficacité de leur produit si elles pensent que nous allons en constater les bénéfices si rapidement. Mais surtout, vous pouvez aussi essayer de reproduire vous même votre Basic 3 Temps car ce qui est quand même le plus "important" dans tout ça, c'est la base et la succession de ces 3 étapes visiblement salvatrice pour la peau.

Trouver un savon très doux pour le visage (facile), acheter une lotion exfoliante (l'Eau Précieuse si ça vous chante) puis un hydratant adapté à votre peau. Cela sera probablement moins efficace que ce trio qui est composé pour fonctionner en synergie, c'est certain, mais ça permet de voir un peu ce qui se passe lorsqu'on le fait. Moi perso, je suis déjà adepte de la douce exfoliation quotidienne (vous connaissez mon amour pour le Daily Microfoliant Dermalogica) alors c'est forcément le genre de routine à laquelle je suis sensible et dont je suis plutôt convaincu des bienfaits pour le visage. Enfin bon, je dis ça, je dis rien, mais peut-être aussi que vous pourriez plus simplement découvrir le véritable Basic 3 Temps, le seul, le vrai, l'unique...




Car oui, vous l'aurez sans doute compris, j'ai une petite surprise pour vous puisque 3 d'entre vous vont pouvoir gagner leur Basic 3 Temps accompagné de l'intégrale de Sylvie Vartan. Elle est pas belle la vie ! Pour cela, rien de plus simple, je vous propose simplement d'aller faire un saut sur cette page du site Clinique puis de fouiller dans l'onglet Basic 3 Temps pour m'indiquer - avant le 30 septembre, je vous laisse un peu de temps avec le rush de la rentrée - les 3 produits qui seraient nécessaires pour adapter THE Basic 3 Temps à votre type de peau ?! Évidemment, si vous avez déjà eu l'occasion d'utiliser ce produit culte, je compte sur vous pour me donner au passage votre avis à son propos. Est-ce que vous faîtes partie de ses plus grands aficionados ou bien au contraire ne vous convenait-il pas (vous pouvez le dire hein, je n'ai pas d'actions chez Clinique) ?. Dites-moi tout les loulous... et good luck !




Et hop, un concours de plus de terminé ! Définitivement, j'aime bien jouer au Père Noël et le simple fait de savoir que 3 d'entre vous vont être joie et félicité dans quelques secondes en découvrant leur pseudo me fait on ne peut plus plaisir. Pas de longue attente interminable, voici donc sans plus attendre la liste des 3 beauty addicts qui vont avoir la chance de (re)tester le mythique Basic 3 Temps de Clinique : Kalinka, FGH et Lila ! Mesdames, je vous propose de m'envoyer vos coordonnées d'ici le 15 octobre, sinon je serai malheureusement dans l'obligation de remettre votre lot en jeu, ce qui vous en conviendrez serait quand même particulièrement dommage ! A vous toutes et tous qui n'avez pas eu de chance cette fois, je vous invite à tenter votre chance par ici car il y a là 3 marques green absolument magnifique à rafler !

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mardi 16 juin 2015

C'est mon Dop !

DOP Histoire de la marque
Si je vous dis "ne pique pas les yeux" et que vous me répondez "évite les noeuds", c'est que nous sommes définitivement connectés aujourd'hui ! Ou alors plus simplement qu'on a tous été bercé au rythme de ce slogan publicitaire, inscrit au burin au plus profond de notre cerveau reptilien. Je ne sais pas vous mais personnellement, je me souviens encore de la période où, quand j'étais petit garçon, je repassais mes leçons, en chantannnnnt ma Moman me lavait les cheveux en s'évertuant à m'expliquer au moment du rinçage qu'il fallait bien garder la tête en arrière pour ne pas que tout le shampooing finisse dans mes yeux. C'était pourtant du Dop ! Et je serais presque prêt à mettre ma main à couper (enfin, la gauche par sécurité, on ne sait jamais...) que cette scène, vous l'avez tous plus ou moins vécue également, non ?

En somme, on est un peu toutes et tous des enfants Dop depuis que la marque a vu le jour il y a 80 ans (enfin, même 81 si l'on souhaite être tout à fait précis). Et du coup, j'avais envie de ressusciter une rubrique de ce blog, que j'affectionne pas mal car elle permet d'enrichir notre beauty culture, celle consacrée aux produits cultes de la Planète-Beauté ! Prêts pour une plongée dans les années 30 ?

Dopal
Vous vous doutez bien qu'à cette époque, côté lavage de cheveux, c'était pas vraiment l'extase ! C'est bien simple, il n'y avait plus ou moins qu'une seule solution disponible : un truc un peu hybride qu'on trouvait chez les coiffeurs et constitué de savon noir, bouilli dans de l'eau et avec des cristaux de soude à l'intérieur. Humm, ça donne envie de se laver les cheveux cette affaire là. Si vous vous sentez l'âme de flinguer votre crinière, je vous invite à essayer pendant quelques temps de vous laver les tifs au savon, je pense que vous allez vite constater que le résultat n'est pas vraiment des plus appréciables. A la clé, cheveux ternes, secs et difficiles à démêler : en gros, vous finissez comme une candidate de Koh-Lanta.

DOP, premier shampooing
Vous imaginez donc bien que lorsqu'une alternative est apparue, elle a été grandement appréciée. Et cette nouvelle méthode pour se laver les cheveux, c'est en 1933 et d'abord dans les salons de coiffure qu'elle est arrivée avec un produit qui s'appelait Dopal, avant d'être proposé un an plus tard directement aux particuliers et sous un nom raccourci : DOP était né ! Cette crème restera à jamais le premier shampooing "moderne" tel qu'on le connaît encore plus ou moins aujourd'hui. Et pour être exhaustif, c'est à Eugène Schueller qu'on doit cette innovation. Ce Monsieur n'en était pas vraiment à son coup d'essai puisqu'il avait accessoirement lancé en 1907 une coloration chimique baptisée... L'Auréale (sûrement parce qu'il le valait bien mais surtout car c'était le nom d'une coiffure en vogue à l'époque). La première pierre d'une success story juste phénoménale !

Si le bouche à oreille assure assez rapidement un joli succès au produit, Dop entend bien passer à la vitesse supérieure. Pour se faire, elle décide donc de faire de la publicité (ou de la réclame comme on aurait dit à l'époque) tout en cherchant à se démarquer et à innover. Expert en matière de communication (pour la petite anecdote, c'est lui qui a inventé ma "bible", j'ai nommé le magazine Votre Beauté), Eugène Schueller a aussi été le premier à proposer... des  chansons publicitaires. Évidemment, cela parait aujourd'hui terriblement désuet - oui, notez que pour cette immersion dans des temps immémoriaux, j'ai décidé de vous infliger l'ensemble de mon champ lexical rétro - mais puisqu'à l'époque la radio est le média de référence, c'est la garantie d'une immersion maximale dans tous les foyers. Il faut d'ailleurs à tout prix que vous écoutiez la vidéo ci-dessous et cette petite ritournelle (Dop, Dop, Dop...) qui va vous rester dans la tête pour environ deux heures. Je peux témoigner car c'est ce qui m'est arrivé hier et c'est encore plus entêtant que du Sexion d'Assaut !



Dop affiche hygiène Avoir Bourvil en égérie beauté, c'est pas la classe franchement ? Délirant ! Ce qui est amusant, c'est qu'en parallèle de ces messages radiophoniques très enjoués, Dop met également en place des affiches qui véhiculent de leur côté un discours beaucoup plus centré sur l'importance de l'hygiène. Élémentaire de nos jours (et encore, pas pour tous les utilisateurs de la ligne 12 du métro parisien) mais pas du tout à l'époque. La légende veut même que l'ami Eugène donnait comme consigne à ses publicitaires : « Dites aux gens qu'ils sont dégoûtants, qu'ils ne sentent pas bon, et qu'ils ne sont pas beaux ». Des messages éducatifs destinés aux familles qu'on invite à veiller à l'hygiène de leurs chérubins (je continue dans mon trip old school), des animations dans les écoles ou des spectacles pour cibler les juniors... et qui expliquent sûrement le lien si particulier qui unit dans son lit les cheveux blonds les cheveux gris (je sais pas c'est quoi cette phase Michel Sardou, ça doit être l'effet Louane) Dop et les enfants. Mais si créer le besoin est un bon début, donner envie est encore mieux !

Les berlingots de Dop
Pour se faire, la marque imagine un format original pour le conditionnement de ses produits : les berlingots. Oui, oui, oui, comme le fameux lait concentré, puisque c'est toujours à ça que l'on pense lorsqu'on entend le mot "berlingot". A l'intérieur de ces petits sachets transparents, des formules aussi colorées que parfumées (Cologne, Lavande, Oeillet... des fragrances typiques de l'époque of course). Pour la petite histoire, ces berlingots n'étaient originellement pas destinés à être vendus mais avaient été fabriqués pour servir d'échantillons. La prochaine fois que vous irez faire vos courses et achèterez un produit Dop, vous remarquerez d'ailleurs que la forme un peu arrondie de la plupart de leurs produits est un clin d'oeil à ces fameux berlingots. Leur succès surprise aura donc changé la destinée de ces berlingots qui auront été vendus pendant plus d'un quart de siècle, jusque dans les années 70.

Là, tandis que la vague hippie battait son plein (laissons, laisssssons, entrer le soleillll), DOP lança un produit qui aujourd'hui encore reste certainement le plus iconique de la marque : son incontournable Shampooing aux Oeufs ! Si jamais comme moi vous vous demandiez s'il y a vraiment de l'oeuf dedans, la réponse est... oui ! Visiblement, ce serait de la poudre d'oeuf mais j'avoue que cela nous aide à moitié car je me demande bien comment on fait de la poudre avec un oeuf (essayez dans votre cuisine, vous m'en direz des nouvelle !). Convenant à toute la famille et bien aimé des cheveux longs, il est en tout cas devenu un produit indémodable et qu'on se transmet de génération en génération. Vous voulez que je vous le prouve. Comptez jusque 3. Et bien là, un shampooing aux oeufs Dop vient d'être vendu. Et pendant que vous lisiez cette phrase, un second. Et un troisième à cet instant précis ! Avec une moyenne de 1 flacon quittant les linéaires toutes les 3 secondes, je pense qu'on peut parler de succès aussi fou que les frères Bodganov, non ?


Et puisqu'à chaque décennie DOP marque l'histoire du capillaire en grande surfaces, les 80's n'échapperont pas à la règle. 1985 : pour la première fois, des soins coiffants débarquent en linéaires : Vivelle Dop est né ! Là encore, je suis obligé de partager avec vous une des premières campagnes (TV cette fois, bye bye le média radio puisqu'il parait qu'il faut vivre avec son temps) où vous ne pourrez que constater que la mode à cette époque valait son pesant d'or ! Et puisqu'il n'y a pas de raisons que cela s'arrête, DOP s'aventure en 1993 sur les bébés et enfants avec P'tit Dop (quoi de plus logique en même temps vu son histoire, et depuis la marque a même été plus loin encore avec des produits... anti-poux). Quelques années plus tard, DOP est la première marque française à proposer un shampooing 2 en 1 et incontestablement aussi une des premières à proposer des solutions spécifiques pour les cheveux bouclés et crépus. Viennent ensuite ses gels douches hautement gourmands, dépaysants et régressifs avec lesquels la marque a réussi à sortir du seul segment du capillaire. Toujours une longueur d'avance...

Hairchalk Dop, colorer les cheveux de manière temporaire

La success story ne semble pas prêt de s'arrêter et DOP l'a encore montré ses dernières années. Après les accessoires types buns, la marque s'apprête à dégainer les tous premiers hairchalk en GMS. Imparable pour démocratiser l'usage de ces craies pour les cheveux qui seront déclinées en 4 couleurs, et à bien plus doux que chez Kevin Murphy and co, Là encore, la marque décide de communiquer en employant les moyens de son époque : après la radio et la TV, place cette fois à internet en s'appuyant sur l'impact de 4 célèbres youtubeuses : Sananas (je me confesse, j'aime bien ses vidéos !), LittleJBeauty (que je ne connaissais pas, il faut que j'aille voir ce qu'elle propose de beau) et Caroline et Safia (selon moi, le royaume du fake et la quintessence du vide monétisé qui guette de plus en plus YouTube mais ça c'est un autre sujet). A 7€99 l'unité, je pense en tout cas que c'est un produit qui peut cartonner !

Dop le shampooing aux oeufs
Je ne sais pas pour vous mais pour ma part, je me rends compte finalement que je connaissais assez mal l'histoire de DOP. Pour moi, c'était juste le shampooing de mon enfance puis quelques années plus tard le gel effet mouillé de mon adolescence, mais j'ignorais qu'elle avait derrière elle cette histoire et ce parcours assez dingues quand même ! Définitivement, la ritournelle publicitaire des années 50 disait vrai : Dop, c'est un shampooing, comme il n'y en a pas deuuuuux !  

Et vous alors, quel lien entretenez-vous avec la marque ? J'imagine que vous avez forcément utilisé au moins une fois dans votre vie un de ses produits ? Ce fameux shampooing aux oeufs par exemple, est-ce qu'il y en a parmi vous qui l'ont déjà testé ? Et si oui, qu'en avez-vous pensé, mérite-t'il son succès jamais démenti depuis près d'un demi-siècle ? Et les produits pour la douche, vous avez des chouchous parmi ses références gourmandes ? Je n'ai pas encore senti ceux parfumés aux bonbons Haribo, il faut à tout prix que j'y aille la prochaine fois que je vais faire mes courses. Sinon, ces hairchalks au fait, il y en a que ça branche par ici ?!

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dimanche 4 mai 2014

3 semaines / 3 secondes / 30 ans


Alors les amis,  tout le monde profite dignement de ce week-end qui visiblement était prolongé pour une grande partie de la France si j'en crois les couloirs déserts du métro vendredi (oui, moi j'étais au bureau car j'ai une théorie comme quoi il n'y a rien de mieux que d'aller bosser lorsque c'est calme au taf et que finalement, c'est à peu près la seule fois de l'année où on peut partir à l'heure le soir !). Enfin, ça c'était en tout cas avant. Pas avant de porter des lunettes comme dans la pub d'Afflelou, mais avant, quand j'étais jeune. Car aujourd'hui is a day un peu spécial pour moi, le seul de l'année (enfin, peut-être que de votre côté vous vous amusez à le faire plusieurs fois dans l'année, à chacun ses délires après tout!) où l'on souffle des bougies sur un gâteau. 30 bougies pour être exact. C'est un cap, c'est une péninsule qui pour l'instant reste un peu abstrait dans mon esprit. J'ai du mal à me représenter que cela puisse être de moi dont on parle lorsqu'on dit "Il a 30 ans". Dans ma tête, le compteur se situerait plutôt du côté des 25 et je n'ai pas la traître idée d'où sont passées ces 5 dernières années que je n'ai pas vu filer (si quelqu'un les retrouve, me contacter par message privé svp). J'aurais tellement aimé rester dans mes 20 ans toute ma vie mais je dois bien me résoudre à l'évidence : à moins que l'on me diagnostique un jour la maladie de Benjamin Button, cela m'a l'air définitivement foutu. Mais bon, puisqu'il parait que le seul âge qui compte vraiment est celui qu'on a dans la tête, alors j'ai bon espoir de rester éternellement jeune, et c'est bien tout ce qui compte au fond.


Comme clin d'oeil à cet anniversaire "tout rond", j'avais envie de ressusciter une rubrique qui je le sais fait partie de celles que vous affectionnez tout particulièrement, celle consacrée aux produits cultes de la planète beauté. Je me disais qu'il y avait très certainement un produit iconique qui comme moi soufflait ses 30 bougies en 2014. Et j'ai trouvé ! Pas n'importe lequel en plus puisque celui-ci est tellement incontournable qu'il en est même devenu une expression générique que l'on emploie bien plus volontiers que "poudre de soleil". Vous l'aurez sans doute déjà deviné, il s'agit de la Terraccotta Guerlain. La seule chose que je n'avais malheureusement pas prévu, c'est que monter ce billet allait se révéler plus pénible encore que le fait d'abandonner la vingtaine (les journalistes disent donc vrai lorsqu'elles se plaignent et expliquent que travailler avec le service communication - plus proche du sévice communication - Guerlain est aussi douloureux que d'écouter 3 fois de suite l'intégrale de Patrick Sébastien...). Je n'aurais donc malheureusement pas d'anciennes photos ou publicité à vous proposer pour retracer l'histoire de cette mythique poudre de soleil mais ce n'est pas grave, on va tenter de se débrouiller sans !


Donc nous disions que la Terraccotta était comme moi née en 1984 ! Une époque où il était de bon ton d'arborer toute l'année un teint hâlé, le bronzage faisant alors pleinement partie des signes extérieurs de vacances ensoleillées... et donc de réussite sociale. La quête effrénée des rayons du soleil commençait alors à être pointée du doigt par les dermatologues dont les campagnes sur les méfaits du soleil et les risques de cancer de la peau commençaient alors à peine. Et les autobronzant de l'époque auraient fait passer le orange de Casimir pour quelque chose de naturel... Autant dire que la création de cette toute première poudre de soleil était donc parfaitement dans l'air du temps d'autant que la force de la Terracotta imaginée par Guerlain se résumait alors en un claim on ne peut plus simple : "3 semaines de soleil en 3 secondes". Dès le début de son histoire, c'est son fini naturel qui fait la différence... et son succès immédiat. Car il faut bien l'admettre, appliquée avec parcimonie, cette poudre - alors proposée en une teinte unique - offre un fini bronzé sans jamais virer vers l'orangé tant redouté. De quoi oublier les fonds de teint et autres épaisses crèmes teintées que les femmes utilisaient jusqu'alors pour rehausser leur teint... Tient d'ailleurs, un mot quand même sur la méthode d'application de cette poudre car je pense que si les beauty addicts qui traînent par ici connaissent bien la technique du 3, ce n'est pas le cas de tout le monde si j'en crois certaines personnes que je croise parfois. Donc pour rappel, on forme - avec un pinceau bien touffu et bombé - un 3 sur le visage en allant du front vers la pommette en passant délicatement sur la tempe avant de redescendre vers le maxillaire.


Et si le bénéficie immédiat que procure ce produit est évidemment sa principale force, elle n'est pas pour autant la seule car ce qui fait aussi craquer les femmes dès la naissance de cette poudre... c'est son parfum assez facilement reconnaissable. Comme toujours chez Guerlain, qui est quand même avant tout un grand parfumeur, il a été extrêmement soigné. Bergamote et mandarine en tête, gardénia, jasmin ylang-ylang en coeur pour finir sur un fond aux notes boisées et vanillées... il a d'ailleurs été décliné cette année et pour la première fois dans un véritable eau de parfum pour combler les désirs de celles qui en sont définitivement accro. Moi perso, j'attends la bougie parfumée ! Devant le succès de ce produit, Guerlain va avoir la bonne idée de la décliner au fil des années. A noter par exemple que dès 1988, la marque en propose une version pour homme, dépourvue de la moindre nacre pour un résultat parfaitement mat. A l'intérieur, un blaireau évocateur de rasage remplace le traditionnel pinceau de ces dames "déculpabilisant" les hommes à utiliser un produit de maquillage. On ne s'en rend pas forcément compte aujourd'hui mais pour le coup, c'était hyper précurseur à l'époque où le marché de la beauté pour nous les mecs n'existait pas du tout. C'est encore un peu plus tard, dans les années Beverly Hills (les 90's quoi!) que Guerlain va injecter une facette "soin" dans ce produit make-up. La marque revoit en effet un peu sa formule initiale pour lui injecter des actifs soins (anti-déshydratation, anti-radicalaire...) mais également une légère protection solaire. 


Il faudra ensuite attendre les années 2000 pour voir les déclinaisons de couleur comme la Blonde et la Brunette que n'aurait d'ailleurs pas renier l'ami John Frieda ! Des variations de nuances pour s'adapter toujours au plus près de chaque carnation et proposer un fini encore plus naturel que le modèle initial. Mais le vrai coup de maître, ce sera la création en 2010 de la Terracotta 4 seasons. Bien vu de la part de Guerlain car le modèle original est principalement utilisé entre mai et septembre par les femmes alors cette déclinaison de 4 couleurs plus ou moins foncées et à mixer entre elles au fil de l'année permet dorénavant de leur tenir compagnie tout au long de l'année, même en plein coeur de l'hiver pour réchauffer leur teint éteint. En parallèle de ces déclinaisons "de fond", la marque s'appuie aussi sur le succès de sa poudre de soleil pour faire de "Terracotta" une vraie licence de soins et de maquillage où l'on proposera dorénavant gloss, khôl oriental, blush, autobronzant, boosteur de bronzage... Avec à chaque fois des packagings au même niveau que les prix de vente : à tomber à la renverse ! En parallèle, la Terracotta est également proposée chaque année dans un boîtier collector qui permet de sans cesse créer le désir et la curiosité, pas étonnant du coup qu'il s'en vende un boîtier toutes les 25 secondes dans le monde ! Je me suis amusé à faire le calcul et cela fait quand même 1 261 440 Terracotta vendues chaque année ! Et encore, je vous fais grâce des années bissextiles ! 

Vous avez déjà eu l'occasion de l'essayer vous, cette mythique Terracotta ? Et si oui, pour quel modèle aviez-vous craqué, l'original ou l'une de ses nombreuses déclinaisons ? Est-ce que vous en êtes une fidèle ou trouvez-vous que finalement, on peut trouver poudre de soleil d'aussi bonne facture mais à prix plus accessible ? Plus de 60 euros la poudre de soleil, est-ce que finalement on en arrive pas à un point où l'on paye justement davantage le côté produit culte et les sublimes packagings que la poudre en elle même ? Voilà, comme d'habitude, je vous laisse me raconter tout ça dans les commentaires ! Et vous souhaite un agréable dimanche ensoleillé !

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vendredi 26 juillet 2013

Couronne de fleurs rouges dans la vallée verdoyante (concours inside)


Non, non, ne partez pas, je sais que ce titre pourrait laisser penser que j'ai donné les clés de ce blog à Francis Lalanne mais il n'en est rien. "Couronne de fleurs rouges dans la vallée verdoyante", si ça n'est pas une accroche de billet qui claque ça, je ne m'appelle plus Teddy ! C'est à la fois un peu mystique et totalement poétique, j'adore, j'adhère ! Et attendez car c'est encore plus joli à l'oreille lorsqu'on le traduit en polynésien. Comment ça vous ne parlez pas couramment le polynésien ? Non mais qu'est ce que vous avez foutu à l'école ma parole ? Ah, vous avez pris LV2 Espagnol ? Erreur fatale les p'tits loups, vous auriez du faire comme moi et vous initier aux rudiments du polynésien, une langue on ne peut plus pratique car elle permet de dire plein de mots en un ou deux seulement (un peu comme Mimi-Siku dans Un Indien dans la Ville pour ceux qui auraient les mêmes sublimes références cinématographiques que moi!). Par exemple, prenons cette fameuse "couronne de fleurs rouges dans la vallée verdoyante". Et bien à Tahiti, on peut la résumer en seulement deux petits mots. Deux mots qui vont très vite vous faire comprendre où je veux en venir aujourd'hui : Hei Poa


Et oui, vous l'aurez compris, aujourd'hui, nous allons parler du monoï Hei Poa puisque c'est le grand retour d'une de mes rubriques chéries, celle consacrée aux produits cultes de la Planète-Beauté. Car même si l'on ne s'en rend pas forcément compte, c'est un titre honorifique auquel peut tout à fait prétendre ce soin qui mine de rien célèbre cette année son 37ème anniversaire. Pour la petite histoire, c'est donc en 1976 que tout a commencé. A l'origine de cette belle histoire, un couple, Elizabeth et Marc Mazza découvrent lors d'une escapade en Polynésie le délicieux parfum du monoï. Attention, il faut bien remettre les choses dans leur contexte car si aujourd'hui aller dans les iles du bout du monde a été rendu plus simple par la démocratisation des voyages en avion, j'imagine que cela était bien différent à l'époque. Toujours est-il que lors de ce périple au pays des vahinés, le couple tombe sous le charme du monoï qui, entre sensualité extrême et réels bienfaits cosmétiques, a effectivement tout pour plaire. Il faut dire en plus que les amoureux en connaissent un rayon en matière de beauté puisqu'ils tiennent une société d'import de parfums masculins (un truc d'une banalité certaine aujourd'hui mais dans les années 70, le sent-bon de ces messieurs était quelque chose d'encore très peu répandu). Leur flair est formel sur un point : ce produit pourrait tout à fait plaire aux françaises de métropole.


Ni une ni deux, les voici donc en train d'importer pour la toute première fois du monoï dans nos contrées. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une fois confronté à la réalité du terrain, ce produit n'est finalement pas si évident à faire adopter aux revendeurs. Il faut dire que dans son flacon atypique en verre (un clin d'oeil aux familles polynésiennes qui avaient l'habitude de conserver leur monoï home made dans des bouteilles de sirops pharmaceutiques) proposé sans carton d'emballage, le produit dénote un peu par rapport aux soins bien plus classiques de parfumeries. Ajoutez à cela qu'il se solidifie lorsque la température passe sous la barre des 24 degrés (en ces temps de canicule, on n'a pas trop à se poser la question!) et que le visuel publicitaire est assuré par une jolie tahitienne à l'heure où l'on n'a pas encore l'habitude de voir des peaux métissées dans la publicité cosmétique, et vous allez là un produit qui, sur le papier en tout cas, n'a pas forcément le meilleur profil pour s'imposer dans nos salles de bains. Sauf que exactement comme l'avait imaginé le couple Mazza, les françaises tombent immédiatement amoureuses du monoï Hei Poa.


Évidemment, c'est avant tout son parfum qui les fais toutes chavirer. En même temps, et vous en conviendrez, comment ne pas succomber à cette fragrance reconnaissable entre mille et qui sait comme aucune autre nous projeter dans des contrées aussi paradisiaques que dépaysantes. Moi perso, je crois pouvoir dire sans exagérer que ce parfum fait partie de mes préférés (avec le muguet mais ça, c'est un autre souci!). L'aventure Hei Poa démarrait donc sous les meilleures auspices mais encore fallait-il qu'une fois acheté, les femmes sachent quoi faire de ce monoï ? Et petit "souci", pas mal de gens à l'époque pensaient à tort que ce produit était une protection solaire. Bah oui, c'est tellement simple de faire le raccourci : monoï = produit polynésien = vahinés = on voit les vahinés s'appliquer du monoï = elles ont la peau mate = donc j'en conclus que les vahinés ont la peau mate car elles dorent au soleil avec du monoï sur la peau. Bah bien sûr, CQFD. Et dans les années 70/80 alors que les messages de vigilance sur le rapport au soleil n'existaient pas encore et que la tendance était au contraire à la graisse à traire pour s'exposer, autant dire que l'idée de bronzer au monoÏ ne choquait personne. Bon, vous me direz que ce n'est pas encore 100% ancré aujourd'hui non plus. Pas plus tard que ce week-end, une amie à moi à la piscine mettait du monoï en protection solaire. Je l'ai alertée évidemment mais lorsque les gens ne veulent pas entendre raison...


Toujours est-il que si le monoï ne sert pas à bronzer, il fallait du coup bien expliquer ce qu'il pouvait bien faire à la place. Et là la réponse est simple : à peu près tout ! Il est bien entendu parfait en soin corps pour une peau parfaitement nourrie, en masque réparateur pour les cheveux (attention, cela reste un produit très gras donc on se contente d'en appliquer sur les pointes abîmées), quelques gouttes pour parfumer l'eau du bain (et là aussi attention à bien rincer car sinon, risque de glissade très élevé), en soin des mains, en huile de massage pour un moment de complicité à 2 (où à plusieurs si cela vous amuse mais dans ces cas, je préfère que vous m'épargniez les détails :-))...tous les usages cosmétiques sont finalement possibles. Un très bon point lorsqu'on pense qu'en plus, ce produit reste plus qu'abordable puisque généralement, un flacon coûte environ 10 euros ce qui n'est quand même pas l'investissement le plus ruineux, bien au contraire au regard de tout ce que le monoï permet de faire. Et encore, ce n'est finalement rien par rapport à l'usage que les Tahitiens font du monoï (qui d'ailleurs signifie chez eux "huile sacrée") qui est là-bas le fondement même de la pharmacopée locale et à qui l'on prête aussi des propriétés plus santé (on y ajoute d'autres plantes bienfaisantes pour par exemple s'en frotter les tempes lorsqu'on a mal à la tête) et même presque spirituelles puisque les mamans massent leur bébé dès la naissance avec du monoï pour leur porter chance.


Je me rends compte d'ailleurs que depuis tout à l'heure, j'ai bien du écrire 20 fois le mot monoï et que du coup, on n'a toujours pas dit ce dont il s'agissait exactement. En même temps, il suffit de mettre le nez dedans pour reconnaître immédiatement les deux actifs qui le composent : de l'huile naturelle extraite de la pulpe de noix de coco (appelée huile naturelle de coprah) dans laquelle on laisse macérer des fleurs fraîches de tiaré. Il faut placer 12 fleurs de tiaré par litre d'huile de coprah, et laisser macérer plusieurs jours durant. Rien que de l'écrire, j'en rêve ! Ca en tout cas, c'est ce que devrait toujours être le monoï, sauf que devant la grande mode du monoï dans les années 80, pas mal de petits plaisantins ont un peu fait n'importe quoi. Et vas-y que je te coupe mon monoï avec de l'huile de tournesol et ni vu ni connu je t'embrouille. Bien tenté mais heureusement, Tahiti a su réagir en faisant instaurer, au bout de longuuuuues années (la loi a été promulguée en 1992 seulement), une appellation d'origine contrôlée "Monoï de Tahiti" qui permet de sécuriser le consommateur. En clair, si vous achetez du monoï quelqu'il soit, pensez à moi et assurer vous bien que cette mention figure sur le flacon. Autre petite astuce, si le produit que vous achetez est appelé Pur Monoï de Tahiti, c'est qu'il contient au moins 90% de véritable monoï. Si c'est moins et qu'il est coupé avec d'autres choses (mais qu'il contient tout de même un minimum de 50% de monoï), il doit alors porter le nom "Huile au Monoï".


Après ce petit intermède sur le monoï d'une manière générale, j'en reviens quand même à Hei Poa qui du coup a su faire entrer ce secret de beauté polynésien dans nos habitudes. Car en plus de sa ligne de Pur Monoï décliné en version Tiaré, Vanillier, Coco, Frangipanier, Tamanu, Roucou et Nacres Or, la marque a eu la bonne idée d'utiliser les bienfaits du monoï dans une gamme comprenant aussi bien des produits capillaires, corps et solaires. Une manière aussi de "désaisonnaliser" un produit qui naturellement est plus facilement utilisable en vacances car son parfum l'associe spontanément à l'été. Notons d'ailleurs qu'étonnement, le monoï reste une beauty obsession très française et un peu européenne mais que l'Asie et les USA n'ont pas encore succombé à son charme irrésistible. Tant pis pour eux, cela n'empêche pas Hei Poa de continuer son joli parcours !


La success story est d'ailleurs bien partie pour durer car depuis deux ans et son 35ème anniversaire, la marque a eu la très bonne idée de proposer chaque année une édition limitée de son monoï, inspirée des recettes secrètes que pratiquent encore les mamas tahitiennes. Après le Monoï 1000 fleurs l'année dernière, place cette année à une surprenante combinaison entre monoï et pamplemousse vert (Anani Popaa en tahitien). Avec en prime à chaque fois un très joli habillage qui permet de réinventer le mythique flacon Hei Poa et sa célèbre étiquette coucher de soleil. Cette année, il y a même pour être exact deux versions collector puisqu'en plus de cette déclinaison au pamplemousse, on retrouve aussi la version originale du pur monoï dans un très joli flacon à dominante jaune en exclusivité chez Monoprix. On attendra du coup à chaque printemps avec impatience la naissance de chaque nouvelle déclinaison annonciatrice d'été, comme le parfum Escada d'ailleurs !


Vous voilà maintenant presque incollable sur le monoï ! Et après la théorie, place à la pratique puisque je vous propose un petit concours des plus sympathiques qui me permet en prime de célébrer mon retour parmi vous après plusieurs mois un peu en pointillé (4 billets publiés cette semaine, enfin j'arrive à retoucher terre, désolé mais je crois que vous allez devoir me supporter de nouveau!). Ce que je vous propose grâce à Hei Poa, c'est de gâter 5 d'entre vous qui remporteront deux produits de la marque : le célèbre Pur Monoï de Tahiti Tiaré bien évidemment puisqu'il s'agit quand même de la star de ce billet puis avec lui... le produit Hei Poa de votre choix que je vous propose d'aller simplement choisir ICI sur le site de la marque (tous les produits sont présentés dans l'onglet Rituels de beauté).


Je vous laisse pour participer simplement m'indiquer en commentaire le nom de ce second produit, et si vous souhaitez en profiter pour partager avec moi ce que vous évoque le monoï, ce sera avec grand plaisir ! Est-ce un produit que vous utilisez régulièrement ? Vous fournissez vous chez Hei Poa ou bien dans d'autres marques (je sais qu'Yves Rocher en propose et il parait qu'il est sympa aussi mais je ne sais pas si c'est un Pur Monoï) ? Est-ce plutôt pour un usage corporel, capillaire ? Est-ce que certains parmi vous l'utilisent pour bronzer ? Allez, dénoncez-vous que je vous tape sur les doigts ! Quoi qu'il en soit, vous avez jusqu'au 12 août pour tenter votre chance, alors à vous de jouer les loulous !


EDIT 20 JUILLET 

Avant toute chose, un énooooorme merci pour votre enthousiasme sur ce billet et vos nombreuses participations, même au plein coeur de l'été ! Cela fait toujours autant laisir de savoir que vous êtes toujours de l'autre côté de l'écran ! Une fois encore, l'irrésistible parfum du monoï a fait des siennes ! Maintenant que j'ai enfin pris le temps de faire le tirage au sort, je reprends ma casquette de Père Noël pour vous annoncer le pseudos des 5 veinardes qui auront du coup la chance de recevoir dans quelques jours deux produits Hei Poa pour prolonger les plaisirs de l'été. Attention, let's go :

Cécile Dorez
Coco1313
Laura Hantz
Deso
Chloe 60

Alors, heureuses ? Mesdames, mesdemoiselles, à vous de jouer en m'envoyant par mail votre déclaration d'amour adresse postale afin que je puisse transférer cela aux équipes Hei Poa. A tous les autres, promis, je reviens bientôt avec dans ma hotte quelques surprises du genre sympathiques. Stay tuned !

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dimanche 26 août 2012

Angel, un parfum né sous une bonne étoile


 

Tout le monde a passé un bon week-end ? Prêt(e)s pour affronter la dernière semaine de semi-calme avant le terrible retour des aoûtiens ?! De mon côté, j'ai profité hier d'une journée tranquille chez moi (le truc qui doit m'arriver une fois par trimestre!) pour faire un grand rangement dans mon appart. Cuisine, salon, salle de bains, chambre... tout y est passé jusqu'à mon bureau où commençait à s'accumuler une montagne de papiers. Entre ma petite paperasse administrative (parfois, je me dis que j'aurais vraiment besoin d'une secrétaire perso pour régler mes histoires de charges, de mutuelles, d'impôts...), les dizaines et dizaines de magazines que je garde car je veux relire/découper certaines choses qui m'intéressent et toutes mes notes de beauty bloggueur, il y avait là un sacré bordel. Mais cela valait le coup de s'y atteler car je suis retombé sur plein de trucs que j'avais mis de côté pour des billets que je voulais vous préparer. Parmi elles, un post-it qui semblait avoir pas mal voyagé (lui, il a du passer toute une journée dans la poche de mon jean) et sur lequel j'avais écris avec mon écriture dégueulasse digne d'un élève de maternelle seconde section : 20 ans Angel. Rien à voir avec le spin-off de Buffy contre les vampires, vous vous en doutez bien, mais plutôt avec un parfum que vous connaissez toutes et tous, celui de Thierry Mugler. Un anniversaire idéal et qui mérite qu'on fête ces deux décennies dans ma petite rubrique sur les produits cultes de la Planète-Beauté !


Ah, Angel, il y a tellement de choses à dire à son sujet que je ne sais même pas par où commencer... Je suis sûr que vous êtes nombreux/ses derrière votre écran à avoir une histoire particulière avec cette mythique fragrance. Moi, il me fait clairement penser à ma Maman dont c'est le parfum chéri, celui qu'elle porte pour les occasions particulières (oui, ma mère est du genre à réserver tel parfum à telle sortie, tel autre pour une autre activité... alors que moi, je n'en ai qu'un seul que je porte en toutes circonstances). J'ai aussi des tantes et des amies qui ne jurent que par l'étoile bleue de Mugler, au moins 5 ou 6 si je ne m'abuse. Bon, personnellement, je suis bien obligé que je ne suis pas un grand fan d'Angel que je trouve trop entêtant, mais force est de reconnaitre que j'ai l'air d'être l'un des seuls à y être insensible. En effet, depuis sa naissance en 1992, il n'a presque jamais (voire même jamais il me semble) quitté le podium des parfums les plus vendus de France où il talonne Dior J'adore et le Chanel 5. Excusez du peu ! En même temps, il n'y a qu'à prendre le métro pour prendre conscience de son succès car Angel fait partie des jus que l'on croise souvent dans la rue !


Ce qui est amusant dans ce succès, c'est que ce parfum s'est imposé comme un incontournable alors que sur le papier, cela ne semblait pourtant pas gagné pour lui. Déjà, remettons nous dans le contexte de l'époque en se remémorant que c'était alors la toute première création de Thierry Mugler. Le grand couturier avait été approché deux ans plus tôt par le groupe Clarins qui voulait ajouter à son portefeuille une licence "couture". Au début des 90's, Mugler fait partie des noms les plus influents de la planet fashion... mais n'évoque alors strictement rien en matière de parfum. Dès le départ de l'aventure, Mugler soumet un projet aux équipes Clarins mais ce dernier est rapidement botté en touche, pour repartir sur une nouvelle base plus en accord avec l'univers Mugler. En guise de brief, Mugler aiguille le nez Olivier Cresp en lui parlant de ses souvenirs d'enfance. Des souvenirs très sucrés puisqu'il y était question du doux parfum des goûters que lui préparait sa grand-mère.


Du chocolat, du caramel, de la praline, de la vanille, de la barbe à papa... pas étonnant me direz-vous que l'on chope du diabète rien qu'en sniffant Angel ! Mais attention, car derrière cette apparence très légère et gourmande, Angel est une création on ne peut plus complexe car Mugler ne voulait aucune notes fleuries dans son parfum. Un casse-tête de dingue lorsqu'on sait qu'on en trouve toujours (et souvent plusieurs) dans tous les jus féminins. Cette pyramide olfactive totalement hybride (et dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'aurait sûrement jamais été lancée si elle avait fait l'objet d'un "sniff test" auprès d'un panel de consommatrices comme c'est le cas aujourd'hui) aura nécessité par moins de 2 ans de dur labeur et 608 essais du parfumeur Olivier Cresp avant de répondre totalement aux exigences du couturier. Angel ne ressemble à aucun autre, et c'est sans doute pour cela qu'il plaira tant. Overdosé en patchouli (30%), il séduit autant qu'il énerve. C'est un parfum qui divise, on l'aime ou on le déteste mais on y reste rarement indifférent. A sa sortie, l'OVNI Angel inaugurera même une nouvelle famille de parfum : les orientaux gourmands. Ouvrant au passage la voie à d'autres créations du même acabit, comme le parfum de Lolita Lempicka par exemple...



Alors que la création du parfum en lui-même avait déjà été un défi à part entière, Mugler n'en avait pas fini pour autant... Vint alors la seconde étape de la création, au moins aussi épique que la première : Thierry Mugler voulait que son parfum ait une forme d'étoile. Un point non négociable pour l'ancien danseur étoile qu'il était (il me semble même qu'il a des étoiles en tatouage) mais qui allait représenter un casse-tête de folie pour tous les fournisseurs de flacons. Un à un, ces derniers baissaient les bras devant un problème qui leur paraissait insoluble : comment faire en sorte que le parfum n'ait pas la fâcheuse tendance à filer dans toutes les branches de l'étoile et que le flacon finisse par ne plus "pschitter" convenablement ? Tout en faisant néanmoins en sorte que le parfim se répartisse uniformément dans chacune des branches de l'étoile ? Une prise de tête à côté de laquelle trois heures devant "Des chiffres et des lettres" ressemblerait presque au paradis. C'est finalement en développant un procédé inédit qu'un prestataire (les Verreries Brosse pour ne pas les nommer) arrivera à résoudre l'énigme. Mais au final, sa forme originale n'est même pas le point le plus différenciant du flacon d'Angel qui se distingue par une autre de ses caractéristiques : il est rechargeable.


Enfin, ressourçable plutôt comme l'explique la marque. J'imagine que vous avez déjà toutes et tous vu un jour ou l'autre une "fontaine" de parfums Angel dans une parfumerie. Vous y venez avec votre flacon vide que l'on vous remplit pour un nouveau tour. Ecologique et économique, le concept a été depuis repris par d'autres marques (Kenzo par exemple) mais jamais avec le même succès que Mugler chez qui il représente aujourd'hui plus de 40% des ventes. Encore une fois, Mugler était un visionnaire, en avance sur son époque. Un jus impossible à créer sur le papier, un flacon qui en a fait craquer nerveusement plus d'un... mais ce n'était pas encore fini ! Dernière exigence de Mugler : son parfum devait être bleu glacier. Pas le flacon attention, mais bel et bien le parfum en lui-même. Si aujourd'hui les techniques se sont nettement perfectionnées (le parfum de Lady GaGa sera d'ailleurs noir si je ne me trompe pas), c'était une autre paire de manches en 1992 où l'on ne savait pas encore très bien réaliser ce genre de choses sans faire virer la formule ou prendre le risque que la couleur tourne et devienne verdâtre au fil des mois. Là aussi, à force de patience et d'acharnement, les équipes Clarins/Mugler ont finalement atteint leur but.


Après tant de challenges relevés, l'étoile pouvait alors rejoindre les parfumeries du monde entier. Il ne restait alors qu'à choisir celle qui aurait la lourde tache de l'incarner dans les campagnes publicitaires. Savez-vous qui a eu en premier cet honneur ? Cocorico, c'était une française ! Estelle Lefébure - Hallyday à l'époque - pour ne pas la nommer. Tenant un drapeau étoilé sur la corniche d'un gratte-ciel, on était alors assez loin de l'univers mystico-spatial qui devint celui d'Angel quelques années plus tard. Viendront ensuite d'autres égéries à l'instar de Jerry Hall (Mme Mick Jagger) ou de l'actice Naomi Watts. Des noms qui font que dans mon esprit, l'égérie Angel ne peut qu'être blonde. Du coup, je n'arrive pas à me faire à l'idée que depuis l'année dernière, c'est la caliente Eva Mendes qui est dorénavant l'ambassadrice de cette shining star. C'est donc probablement à elle que reviendra la lourde tâche de souffler en octobre prochain les 20 bougies d'Angel, le temps de l'édition limitée Precious Star que la marque a habillé de millions de paillettes. Une étoile tout sauf filante que je pourrais peut-être glisser au pied du sapin de Noël de ma Maman !


Voilà, je crois que je vous ai tout raconté ! Vous connaissiez un peu l'histoire d'Angel ou pas très bien ? Ce qui est sûr, c'est que c'est un succès comme on n'en voit pas tous les jours en matière de parfums, du genre qui doit faire baver d'envie toutes les fragrances qui se lancent aujourd'hui. Est-ce qu'il y a parmi les habitantes de cette Planète des adeptes d'Angel ? Faites-vous partie de celles et ceux qui le trouvaient à tomber ou bien y êtes vous totalement hermétique voire même plutôt réfractaire ? Avez-vous comme moi des Angel's addict dans votre entourage ? Quelle égérie incarnait selon vous le mieux la fragrance ? J'espère en tout cas que vous penserez maintenant à moi à chaque fois que vous croiserez cet Angel quelque part !

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lundi 16 juillet 2012

Ce shampoing que l'on a tous essayé (ou pas loin en tout cas...) !


Pour redémarrer la semaine en douceur, je vous propose de causer d'un shampooing dont je suis presque certain que 95% d'entre vous l'ont déjà essayé, ne serait-ce qu'une fois dans leur beauty addict de vie. J'aurais même été tenté de monter jusqu'à 96%, voire 97%, mais ce serait peut-être abusé un peu ;-) ! Moi en tout cas, je fais clairement partie de ces 95% puisque j'ai acheté à plusieurs reprises sa célèbre déclinaison à la Camomille, attiré comme un papillon par la lumière par sa promesse d'éclaircir les cheveux. Vous avez une petite idée du shampooing dont il peut bien s'agir ? Bah oui, évidemment, c'est bel et bien le mythique, l'incontournable, le cultissime... Ultra-Doux de Garnier. Et si je vous en touche deux mots aujou'd'hui, c'est que 2012 est une année particulière pour un shampooing particulier. Cette année, Ultra-Doux fête en effet son trentième anniversaire (en clair, je n'étais pas né qu'il existait déjà!).

N'y allons pas par quatre chemins, Ultra Doux est une licence en or massif chez Garnier, un blockbuster du rayon cheveux. Vous ne me croyez pas ? Jugez donc sur pièces : chaque année en France, Ultra Doux, c'est 27,3 millions de produits vendus (soit un chaque seconde pour faire plus simple!), ce qui représente tout de même 1,8 million de litres de shampoo qui passent dans nos caddies. Au moment où j'écris ces lignes, en France, près de 9 millions de personnes ont un produit Ultra Doux dans leur salle de bains (vous peut-être?§°. Des chiffres vertigineux qui feraient rêver n'importe quelle marque de capillaires, une success story en bonne et due forme qui a donc débuté en 1982...

Cette année là (je chantais pour la première foiiiiis, le public ne me connaissait paaaaaaas...), 4 nouveaux shampooings débarquent en magasin. Avec déjà à l'époque une promesse simple qui ne quittera finalement jamais la marque, devenant au contraire son ADN même : la mise en avant d'une plante et la promesse que cette dernière résolve un problème capillaire particulier. Aux cheveux secs les bénéfices des germes de blé, aux cheveux normaux les bienfaits le tilleul, aux cheveux blonds les vertus de camomille (une référence qui existe toujours 30 ans plus tard!) et enfin aux cheveux gras l'efficacité de l'ortie blanche. Ce qui est assez marrant, c'est de voir que même s'ils ont évidemment été modernisés au fil des décennies, les flacons que l'on achète aujourd'hui ne sont finalement pas si différents de ceux de l'époque. Flacons aux courbes généreuses et large bouchon, on les reconnait bien là !


Mais plus encore que leur emballage, c'est ce que contiennent les flacons qui marque dès le début la "patte" UD (pas Urban Decay hein, on parle toujours d'Ultra Doux là!). La valorisation de matières premières naturelles (bien avant la vague bio pour le coup) et reconnues de tous temps pour leur efficacité sur les cheveux, mais également des textures et des parfums simplement délicieux qui transforment un moment d'hygiène en instant plaisir terriblement sensoriel, et enfin le bénéfice final, celui d'un cheveu incroyablement doux au toucher. Une promesse qui trouve rapidement écho auprès des femmes (mais aussi des hommes, ne soyons pas sexistes) de l'époque.

En 1983, l'année suivant le lancement donc, la ligne Ultra Doux s'enrichit déjà de ses premières références après-shampooings. Les prémices d'une gamme élargie et dans laquelle on trouvera quelques années plus tard des masques et autres soins de beauté. En 1993, Garnier incorpore des huiles essentielles dans ses shampooings, avant de se lancer dans la foulée les premiers soins mousse après-shampooing sans rinçage. Là encore, toujours ce souci d'innover, tant sur l'efficacité et la naturalité des formules que sur leur sensorialité. Trois ans plus tard, en 1996 donc, la marque s'attaque aux cheveux des enfants avec des formules encore plus douces qu'Ultra Doux, spécialement pensées pour les petites têtes blondes (qui ne sont pas toujours blondes mais ne chipotons pas sur les détails, surtout le lundi!). 



En 1999, Ultra Doux prend un virage vers des formules toujours plus clean, ce qui se traduit par l'arrivée des premiers shampooings transparents et surtout par l'ajout de nouveaux ingrédients inédits. Désormais, les références Ultra Doux ne mettront plus un seul actif en avant mais deux, un extrait de plante et un extrait de fruit étant désormais combinés pour agir en synergie. En 2003, la marque trace un peu plus son sillon en incorporant dans ses références du lait végétal pour encore et toujours plus de douceur. L'année suivante, après tant d'ajustements sur le fond, c'est à la forme et à une refonte de l'identité visuelle que s'attaque Garnier.

Est-ce que la soif d'innovation d'Ultra-Doux s'est calmé avec l'âge ? Et bien non, pas vraiment, bien au contraire. même Nouvelles formules sans parabens et sans silicones en 2009, éco-recharge et shampooing à 97% biodégradable en 2011, premier shampooing sec et nouvelle Huile merveilleuse cette année... la marque s'adapte à l'air du temps, encore et toujours. Ce mois-ci est également lancée 5 Plantes, la toute nouvelle recette Ultra Doux destinée aux cheveux normaux manquant de vitalité. Des nouveautés très régulières donc mais qui n'empêchent pas que les valeurs sûres restent les mêmes année après année. Aujourd'hui encore par exemple, le Masque à l'huile d'avocat et le Shampooing à la camomille continuent de truster les meilleures ventes de la marque.


Avec plus de 20 recettes à son catalogue et des prix aussi doux que son nom, je ne vois pas trop ce qui pourrait empêcher cette belle réussite de continuer encore des années et des années. On peut imaginer qu'au fur et à mesure que les progrès seront faits en la matière, la marque tendra vers des formules toujours plus naturelles, allant peut-être même un jour jusqu'au bio pour être en conformité avec son image végétale ? Pas impossible même s'il va falloir pas mal plancher sur le sujet pour réussir à faire un shampoo green mais capable de mousser autant qu'un Ultra Doux ! Côté packaging, je suis tombé sur la photo juste ci-dessous, réalisée par une agence de packaging qui avait planché pour Garnier sur une refonte des packs Ultra Doux. Le résultat est plutôt joli, un peu plus moderne certes mais finalement, je trouve que ce serait dommage de quitter ce flacon qui finalement est le même depuis 30 ans...


Et vous alors, quelle est votre histoire avec ce mythique Ultra Doux ? Est-ce que vous l'avez déjà utilisé au moins une fois dans votre vie (je vais pouvoir vérifier ma théorie des 95%!) et si oui, est-ce que vous faites partie de ses inconditionnels ? Si oui, quelle est votre recette chouchoute, cette dont vous vous délectez sans la moindre lassitude ? Est-ce qu'il y a aussi parmi vous des déçus de l'Ultra Doux  ? Est-ce qu'il y en a qui comme moi sont frustrés lorsqu'ils tombent sur une référence dont le parfum les attire fortement, mais que celle-ci ne correspond pas à nos besoins capillaires ? Cela me fait enrager à chaque fois car l'odeur de la vanille / papaye est à tombée mais il est destiné aux cheveux longs, grrrrrr !

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